Anthony Bourbon : de la RUE à la réussite avec FEED !

Je suis ravi de vous présenter Anthony Bourbon, fondateur et PDG de FEED, une entreprise innovante. J’ai eu la chance de rencontrer Anthony dans ses locaux et de discuter avec lui de sa vision de l’entreprenariat et des défis auxquels il est ou a été confronté. Il m’a accueilli chaleureusement et m’a partagé son expérience et ses idées avec moi. Je vous laisse découvrir cette interview exceptionnelle, pour vous donner les clés de sa réussite.

Steves : 

Détenteur d’un double master en droit, aujourd’hui, il est devenu millionnaire et chef d’entreprise, une entreprise à succès FEED. Il a perdu de l’argent, il en a regagné, il investit dans des starts up. On a pu le voir notamment dans « Qui veut être mon associé ?  » ou il fait partie des jury, il investit dans la crypto monnaie et pourtant il continue l’entrepreneuriat. Il est aussi auteur depuis peu de son livre Force votre destin.

Anthony Bourbon,

Bonjour et merci de prendre le temps de me recevoir et là, ravi d’être avec toi. En trois mots Anthony, est ce que tu peux te présenter ?

Anthony Bourbon :

Et je suis résilient, déterminé, passionné.

Steves :  

C’est des valeurs qui te définissent. Du coup, pourquoi et comment en es tu arrivé à choisir ce chemin de l’entrepreneuriat ?

Anthony Bourbon :

Ça a été assez naturel, j’ai pas eu trop le choix. Comme tu l’as dit, j’étais à la rue quand j’étais jeune. J’ai été très très vite confronté aux problèmes d’argent, d’autosuffisance et sans le réaliser, je suis devenu entrepreneur. Je vendais des trucs à droite et j’ai réalisé que j’avais ce besoin de créer, de générer, mais que je n’avais pas vraiment le choix à la base. Il y a encore quelques années, les entrepreneurs, c’est ceux qui n’arrivaient pas à trouver des emplois. Maintenant, c’est devenu à la mode, c’est hype et maintenant c’est devenu une véritable tendance de fond de vouloir créer son business. Et c’est vrai que la passion est nécessaire puisque si tu veux être résilient dans le temps et être capable de te lever chaque matin avec la même énergie, il faut que tu sois passionné. Il faut vraiment être précautionneux sur le choix du problème que tu veux régler, parce que sinon tu baissera les bras aux premières déconvenues.

Steves :

Ça fait combien de temps que tu es entrepreneur maintenant ?

Anthony Bourbon :

Depuis que j’étais à la rue quand j’avais 16/17 ans, j’étais entrepreneur mais entrepreneur foireux, même entrepreneur quand même. L’entrepreneur qui apprend. La réalité, c’est que quand t’es dans le dur, c’est là que t’apprends falloir toucher à tout et être capable de t’adapter. Au début, dans une aventure, tu es à la fois le vendeur, tu es le créateur du produit, le marketing.

Au début, tu fais un peu toutes les problématiques et puis ensuite quand t’as un peu d’argent qui rentre, tu peux commencer à déléguer à des personnes qui sont plus fortes que toi. C’est une succession de moments. Il y a le premier selon moi où tu es vraiment dans le travail difficile, l’opérationnel ensuite à la phase de recrutement et puis ensuite il y a la phase de management où tu as essayé avec cette équipe d’aller le plus loin possible en tirant les gens vers le haut et en créant une relation humaine qui est intéressante.

« Et donc c’est cet échange qui au quotidien donne de la saveur à ce que tu fais. »

Steves :

L’importance de la vision pour toi, quelle est la place de la vision dans une entreprise ?

Est ce que c’est un terme marketing ou est ce que c’est vraiment quelque chose qui est important dans une entreprise ? Pour toi ? C’est super important ?

Anthony Bourbon :

J’ai écouté un podcast avec quelqu’un qui disait on s’en fout de la vision, ce qui compte c’est le produit, le reste ça suivra. En fait je pense pas parce que si tu commences par réfléchir le produit, tu ne sais pas pourquoi tu le fais pour qu’il puisse être de manière organique, connue, il va falloir raconter une histoire et du coup, les consommateurs ont beaucoup plus envie de rejoindre une communauté avec du sens que simplement quelqu’un qui s’est réveillé un matin qui a dit on doit pouvoir gagner de l’argent si on fait ce produit parce que j’ai détecté une niche et je vais copier un produit étranger. Donc pour moi, la vision, le why, c’est la clé. Et d’autant plus pour fédérer de l’humain parce qu’encore une fois, une réussite c’est l’humain. Il faut se concentrer sur l’histoire que vous voulez raconter, trouver des personnes qui sont alignées. Encore une fois, il n’y a pas de bonne ou mauvaise valeurs. Nous on va être vraiment basé sur l’ambition, l’extraction sociale, la motivation. C’est très inspirant pour les gens. Quand d’autres marques vont être beaucoup plus basées sur le sport, faire attention à soi, à sa santé ou le voyage et encore une fois à partir de nous, c’est cohérent avec ce que tu es, ça fait authentique et tu n’as pas besoin de préparer les questions.

Steves :

Ça t’as pris combien de temps du coup pour travailler cette vision de ton entreprise ?

Anthony Bourbon :

J’ai fait l’erreur au début de me concentrer justement trop sur le produit alors que l’histoire était là. C’est toujours difficile de parler de toi. Tu vas parler de choses qui sont parfois personnelles, gênantes. Tu préfères l’oublier puisque ça commence à fonctionner et tu ne veux pas trop plonger. Mais en réalité, ce qui plaît aux gens, c’est justement de parler de tes faits, de tes failles et de tes faiblesses parce qu’ils vont se reconnaître. Et tu lui parles de moments difficiles. Il va se dire ouais, c’est quand même quelqu’un qui a vécu des choses compliquées, ça me rappelle certains moments de ma vie, mais il y a plein de manières de produire et les gens ont une vie magnifique, heureuse. Tu peux aider les autres, tu peux leur apprendre des choses, Tu offres quelque chose par ton contenu, les gens te suivent. Instagram, n’importe quel réseau.

Tu dois te poser la question « Est ce que ce que je vais raconter là va avoir un intérêt pour quelqu’un ? » 

Steves :

Comment t’est venue l’idée de feed ?

Anthony Bourbon :

C’était en 2017.  J’ai été confrontée deux fois à la fin pour des raisons différentes. Donc quand j’étais à la rue, je suis un jeune, j’avais rien fait de méchant, un lien on va dire, et je ne pouvais pas manger quand je voulais. Et je me suis dit y a de l’eau courante dans le robinet, pourquoi pas ? De manière à ce que n’importe quel étudiant, n’importe quelle personne dans le besoin puisse se nourrir. J’ai essayé d’en faire une marque stylée de manière à ce que les gens soient inspirés de manière à ce que ça puisse se propager.

C’est pour ça que par la suite, on a fait la Fondation Feed back, on va distribuer des barres, on va faire des distributions de produits avec plein d’associations différentes et là on essaie d’avoir un impact maximum sur l’écosystème.

Deuxième fois que j’ai été confrontée à ce problème, c’est quand, vers 20/25 ans, j’avais gagné de l’argent, je n’avais pas le temps de manger, donc je mangeais mal aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Et je trouvais pas de solution parce que c’était soit des produits de régime pour perdre du poids, soit des produits pour la musculation. Et moi je me retrouvais pas dans une valeur mais je faire un produit qui réunit simplement tous les besoins d’un humain standard. Ça existait aux Etats-Unis avec une autre boite. J’ai adapté la recette. Ça me semblait important d’avoir des flocons d’avoine, des graines de sarrasin, de la farine de lin, de manière à ce que ce soit des ingrédients connus et de les remettre dans un format qui est simplement plus pratique. Que ce soit une barre, que ce soit une boisson prête à boire, ce qu’on appelle le ready to drink. Quand des gens nous critiquaient et les gens disaient assez bon, la boîte va mourir, mais en réalité non. Parce que même si t’as 100 haters qui te défonce, tu en as toujours deux ou trois qui vont aimer et ce dire que ça peut être cool quand même ce produit. Je vais l’essayer.

Steves :

Donc tu l’as lancé, tu m’as dit en 2017 c’est quand tu te dis ok là. Je suis sur un concept là, mon entreprise et elle va monter parce que là tu me parles haters et tout ça. Si t’es en phase, c’est quoi ?

Un an, deux ans, trois ans, cinq ans après ? Quand est ce que tu t’es dit ça ?

Anthony Bourbon :

On a la chance que ça se soit passé très vite. On a levé 500 000 € dès le début.

Steves :

Comment on lance son business alors ? On va parler d’argent. Comment on lance son business avec 500 000€ quand on n’a pas de réseau, qu’on vient d’un milieu modeste. Comment on fait ?

Anthony Bourbon :

Il faut déclencher de l’émotion. Il faut réussir à ramener des gens autour de toi qui se disent je crois dans cette personne, dans ce qu’on appelle le stade early stage, on peut juste raconter quelque chose de fort et dire aux gens si vous me suivez, on va vivre une aventure qui est sympa, ils vont investir à tes côtés. Moi, c’est ma spécialité. Aujourd’hui, j’investis que dans des seed ou des pré-seed, donc au tout début d’une aventure et je me concentre vraiment sur l’humain, ok. Voir ce qu’il a dans les tripes.

Steves :

Quelle était la première à la première étape pour toi de ton recrutement ?

Anthony Bourbon :

Au début, il faut recruter les personnes qui vont vous compléter et donc vous prenez les points où vous êtes le plus mauvais et vous essayez de mettre du monde à ce niveau là. Et ensuite vous prenez des profils qui sont assez transversaux, horizontaux, capables de faire plein de sujets différents. Plus vous allez évoluer dans l’aventure, plus vous prendrez des spécialistes de chaque domaine.

Steves :

Tu te souviens du coup lors du premier du premier post ou pas du tout ?

Anthony Bourbon :

Mélanie bras droit en gros, et Joe. Et ensuite on avait pris quelqu’un sur la finance, ok pour justement assurer quand on a vu qu’on avait quand même plusieurs millions il s’agirait. Et puis il y a les comptes en jeu, on s’est fait accompagner après assez vite. Moi j’aime bien prendre des graphistes aussi. Pour le marketing, c’est super important dans un monde qui est propre. C’est important de faire des beaux mails, des beaux packaging, des belles pubs, des beaux visuels, un beau insta parce que du coup les gens ont une image quali de ce que tu as, de ce que tu représentes et au final, il vaut mieux passer du temps là dessus plutôt que d’être parfait sur plein d’autres sujets qui sont moins visibles par le public.

Steves :

Est ce que tu penses que c’est important l’image de marque dans une entreprise ? 

Anthony Bourbon :

J’aurais dû le faire dès le début et c’est pour ça qu’aujourd’hui qu’on investit le premier workshop que je fais avec les fondateurs fondatrice, c’est Brand de plateformes,  au début les fondateurs disent rien de spécial et en réalité, quand tu creuses, il y a toujours quelque chose dans créer et qui justifie cette prise de risques. Parce que l’entrepreneuriat, on le dit pas assez souvent, c’est pas cool, c’est pas fun, même si effectivement c’est très dur. Et il y en a qui me disent c’est pour être libre, mais en fait c’est moins libre que quand on s’est dit parce que tu dois travailler soir weekend tu as la pression, tu te paye pas au début. Après quand ça marche, évidemment tu gagnes de l’argent. Mais la réalité c’est que sans entrepreneur, tu peux être discret. Donc ne pas rêver sur l’entrepreneuriat, rester concentré, se dire est ce que ça me plait, est ce que ça me ça, ça me nourrit ? Et ensuite essayer d’exécuter au quotidien et du coup tu vas te fondre dans l’image de marque de ton business.

Steves :

Qu’est ce qui te démarque des autres marques en trois mois ?

Anthony Bourbon :

On est inspirant, on est clivant, on est ambitieux et je pense que c’est des valeurs qui sont partagées aujourd’hui par les jeunes qui viennent d’en bas, qui ont envie de s’extraire. Je ressens une véritable envie, notre génération et celle d’après, de vraiment changer le système établi, de bousculer les règles. Il y a de plus en plus de digital nomad, de plus en plus de jeunes qui veulent travailler en télétravail, qui veulent avoir du sens dans leur métier. Le salaire, pour la première fois depuis 20 ans, n’est plus le premier argument de choix. C’est plus la passion ce que tu vas déclencher, l’impact que tu vas avoir. Nous, dans une start up, chaque personne a une importance cruciale dans la boite. Beaucoup disent oui, c’est comme une famille, c’est faux parce que tu vois, on n’a pas de lien de sang. Il ne faut pas survendre l’écosystème start up parce que ça reste un milieu professionnel. Mais je l’imagine plus comme une équipe de sport professionnelle où chaque personne dans l’équipe est là pour compenser une faiblesse.

Steves :

L’enfance et l’adolescence que tu as eu, où ça a été compliqué. Tu me parles beaucoup de résilience aussi, de mes valeurs qui m’animent aussi. Je parlais tout à l’heure c’est pas parce que tu lèves des fonds que tout de suite j’ai vu une de tes interviews, tu disais que tu avais perdu des millions d’euros et que t’avais regagné ensuite. Après, au delà de ça, même le projet, je sais que tu peux lancer des projets ensuite ça t’anime, mais après, à ce moment un peu down dans l’entrepreneuriat, après tu repars, est ce que tu as un moment, tu t’es dit non, j’abandonne.

Anthony Bourbon :

Non, jamais honnêtement. Mais pour une raison très simple, c’est que j’ai pas le choix vu que j’ai aucun parachute. Donc j’ai toujours été obligé de travailler, de rebondir et j’ai la chance d’être très optimiste. Donc dès que quelque chose va mal, je me dis bon, on va trouver une solution, mais vraiment c’est quasi maladif. Mais c’est aussi ce qui me permet, quasiment en auto persuasion, de trouver des solutions. Même quand j’étais à la rue et que je dormais sous les ponts, j’ai essayé d’être positif. Et à un moment, si tu mets une énergie puissante, forte, tu peux déclencher des choses intéressantes. Et attention, je suis pas en train de dire que c’est facile, que tout le monde va y arriver et tu es ton seul ennemi, Tu es ton plus grand ennemi en tout cas, et c’est contre toi même que tu dois combattre et tu dois pas baisser les bras. Tu dois croire en toi. Tu dois être capable de te projeter, de voir loin. Si tu n’es pas capable de t’aimer, les autres ne t’aimeront pas. Donc c’est parfois très compliqué. Il y a des moments t’as envie de baisser les bras. On a tous en nous un skill profond ou on est naturellement doué. En tout cas on a tous un truc qui nous plait et c’est là dessus qu’il faut travailler vite. Les gens qui doutent ou qui semblent en tout cas pas être épanouis à se dire mais qu’est ce que j’aime vraiment ? Ce qui est cool aujourd’hui, et ça j’adore cette époque, c’est que les influenceuses les plus connues et qui travaillent dans la mode, c’est pas des mannequins, les ceux qui font du coaching parfois c’est des gens qui n’ont pas monté de boite, ceux qui font du contenu sur un sport. C’est pas des experts du sport, mais parce qu’ils savent transmettre leur passion. Ils arrivent à motiver les gens autour d’eux. Et aujourd’hui on a les réseaux sociaux, on a le web 2 ou 3 qui arrivent. C’est facile aujourd’hui de monter un Shopify avec 200 € de budget, tu peuxvendre des produits au reste du monde. Donc il y a quand même des possibilités de s’en sortir. Quand vous avez quelque chose qui vous parle, accélérer cette chose là et travailler, perfectionner là, parce qu’en fait c’est ça qui va vous apporter le petit plus, tandis que l’échec, c’est ton ami.

Steves :

Comment tu définis l’échec ?

Anthony Bourbon :

L’échec, c’est quand t’as pas le résultat attendu.Quand tu la projeté, tu tapes en dessous de tes objectifs. Vous allez forcément enchaîner les échecs, que ce soit dans vos relations amicales, vos relations amoureuses, l’argent que vous allez accumuler. Il y a des fois, tu vas réaliser que tu pourras jamais avoir le niveau que tu aurais aimé avoir. Je parle en wake, en surf, en ski,en ce que tu veux, mais c’est pas grave parce qu’en réalité, le fait de s’être lancé, c’est déjà une réussite et chaque petite réussite mis bout à bout fait que les échecs, tu les vis correctement. Et encore une fois, soit ça t’atteint, ça te détruit, soit tu te relèves et c’est là que tu vois les grands champions. C’est ceux qui sont capables de se réinventer et de rebondir.

De l’échec. N’en n’ayez pas peur.

Et si t’as peur de l’échec vis à vis des autres, alors là c’est la pire raison. Les autres vont pas te nourrir, vont pas te payer ton loyer et tu te concentres, tu te lances et tu t’y habitueras à ce que les gens critiquent. Ça fait partie du jeu. Parfois tu dis rien de méchant, mais tu te fais critiquer. Il faut se concentrer et ce qui compte, c’est ce que pensent tes proches de toi. Et à partir du moment où tu as un impact positif sur tes proches et qu’ils disent du bien de toi, ça te suffit. T’as pas besoin d’avoir un consensus sociétal pour toi.

Steves :

Est ce que tu penses que le réseau est primordiale pour réussir dans l’entrepreneuriat ?

Et ensuite « Comment se constituer un réseau ? » Comment tu fais, comment tu t’es passé sur M6 ? Comment tu t’es constitué se réseau ? Est ce que le réseau c’est important pour pouvoir aller à la vitesse supérieure ?

Anthony Bourbon :

Je pense que le réseau est important. Il va t’aider, va te faciliter la vie, mais en réalité, il ne faut pas passer trop de temps dessus. Je vois beaucoup trop d’entrepreneurs, notamment des incubateurs comme ça, qui veulent prendre des cafés tout le temps. Mais t’imagines pas le nombre de mail de gens que je connais pas. Viens, on va déjeuner, on va petit déjeuner sur Paris, on travaille, mais en réalité, ce qu’il faut c’est avoir une histoire, avancer et le réseau viendra naturellement. Donc le plus important pour moi, c’est pas le réseau, c’est les proches qui vont t’aider, te pousser vers le haut. Le réseau viendra quand tu réussiras. Le réseau, tu l’as. Quand tes parents ont de l’argent ou que t’as fait des grandes écoles, il n’y a pas un pauvre qui a du réseau parce que le pauvre personne dont je lui parlais, point.

Steves :

Donc là je suis si je peux me permettre, moi je ne suis pas d’accord dans le sens où mes parents ont pas spécialement d’argent. Aujourd’hui, j’ai un gros réseau, j’ai un carnet d’adresses, mais c’était difficile, c’était très très difficile de pouvoir me créer ce réseau et ça été long.

Anthony Bourbon :

C’est pas ta finalité d’avoir ce rendez- vous, C’est une conséquence de tout ce que tu as fait. Si tu pousses au maximum ton potentiel, on va te proposer des choses et tu as peut être la rater une fois, deux fois, trois fois. Mais au bout de la quatrième, quand tu vas la saisir, ça va fonctionner. On a tous des grands moments, c’est sûr qu’il vaut mieux éviter de les louper, mais quand tu arrives à tirer un grand moment, ta vie peut changer.

Steves :

On va parler d’internet 3.0. Donc du coup j’ai vu tes articles où tu parlais de tes posts sur insta, tu parlais de méta et tu parlais de l’internet 3.0. Est ce que tu peux me dire sur les bitcoins, sur les NFTS sur l’internet 3.0, sur cet avenir là ? Qu’est ce que tu en penses ?

Anthony Bourbon :

Je pense que c’est une technologie incroyable et qui peut être révolutionnaire. Personne ne voit l’avenir et peut être que dans deux ans ça va s’écrouler. Mais ce que j’aime dans le bitcoin, c’est que tout est prédéfini par des institutions qui ne sont pas centralisées. Typiquement, l’argent, on en parle dans les banques, mais le papier n’existe pas.C’est des chiffres, c’est de la créationpar la BCE etc… des banques centrales qui vont créer de la monnaie, qui vont générer des centaines de milliards. Depuis la crise de 2008, ce qui fait qu’en faite c’est c’est une fiction de l’esprit. Le NFC te permet de contractualiser ce que tu détiens et ça c’est une nouveauté incroyable. Il y a encore une fois une possibilité pour les jeunes générations de tirer leur épingle du jeu. Parce que le Web trois a volontairement été créé par la nouvelle génération de manière à ce que l’expérience utilisateur soit incompréhensible pour quelqu’un qui a plus de 50 ans.

Steves :

Les NFC ont perdu 92 % hier. Tu penses que ça va reprendre ?

Anthony Bourbon :

C’est une classe d’actifs qui effectivement a été touchée assez durement parce que NFC se valorise quand il n’y a pas de sous jacent.  Donc on va dire d’intérêts techniques uniquement sur la femme et la hype autour d’un projet derrière quand tout le marché dégueule. Forcément, tu vas avoir tendance à vendre tes actifs qui sont pas solides pour compenser des pertes sur les actifs comme le bitcoin en bourse, il faut vendre quand tout le monde s’excite et acheter quand tout le monde a peur. C’est le principe. Ça ne veut pas dire que tu gagnes à tous les coups, mais généralement, tu vois, c’est comme ça la bourse ou les actifs, les investissements. Du coup, quand le marché a très peur, c’est là qu’il faut acheter. C’est comme dans l’immobilier, quand tous les prix s’effondrent. Bon, c’est d’acheter, c’est beaucoup acheter toujours, surtout maintenant, et réussir à pas mettre tout son argent dans les investissements. Parce que ne pas trader, c’est aussi trader. Et donc avoir une petite réserve de cash te permet comme ça d’avoir les bons coups.

Steves :

Je suis ambassadeurs Instagram. Donc en fait, tu sais, on est actualisés tous les mois sur les nouveautés et donc là ils vont tester pendant six mois les nouveautés sur la plateforme.

Nous on va le tester, on va mettre des photos qui vont transformer un NFT que la communauté pour acheter. C’est un créateur et aujourd’hui c’est dur de financer ou de monétiser ce que tu vas créer. Là, tu seras le détenteur direct de ce que tu vas créer. Et si quelqu’un achète ton contenu et le revend, tu auras automatiquement par les smart contacts en général 10 % de cette revente indéfiniment.

Anthony Bourbon :

Et je pense à Pokeme par exemple qu’une boite où j’ai investi donc c’est dans le porno divertissement pour adultes.

Steves :

Parlons de branding. Pourquoi investisseurs ? Comment les investisseurs ont ils réagiquand tu as switché au niveau de ta stratégie marketing ?

Anthony Bourbon :

C’est vrai que ça a été un débat et ils ont pas compris tout de suite parce qu’ils m’ont dit attends, on vend des barres au chocolat. Tu parles de révolution, d’ambition, de détermination et c’est toujours long à expliquer et c’est un travail qui prend du temps. Nous, ça nous a pris deux ans pour vraiment installer la marque alors que ça fonctionnait très bien. On était à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires la troisième année. On change tout. Il y a des produits qu’on a arrêté, les bouteilles en plastique notamment. On change le packaging, le message, parce que la marque ne nous plaisait pas. Elle n’était pas représentative de ce qu’on était une fois. Il est gagnant que s’il est vraiment authentique et qu’il est le prolongement de ce que tu es et à quel moment tu as dit OK, je vais l’intégrer dans mon business.

Steves :

Tu m’en parles, mais à quel moment tu te dis ok, là faut que j’intègre de bons la ligne que je souhaite, il faut que j’attaque qui je suis dans mon entreprise.

Anthony Bourbon :

On sentait que le produit commençait à être trop le cœur de notre de notre business model. Alors que maintenant on croit plus à l’inbound marketing. C’est à dire qu’on va raconter quelque chose de plus grand et les gens vont s’intéresser à cette histoire.

Steves :

Comment tu as fait pour passer d’entrepreneur investisseur, qu’est ce qu’on fait ?

Anthony Bourbon :

J’ai des slot effectivement sur certains sujets, donc une demi journée ça peut être de la communication.

L’après midi ça va être des rencontres avec les team. Quand on fait un kick off meeting global le mardi matin, ça peut être la presse le mardi après midi, la création de contenus. Et c’est en faisant des slot automatisés qu’on arrive à être le plus efficace d’avoir des start up qui venaient me parler. Ça s’est fait naturellement. C’est pas moi qui a été les voir, c’est eux qui sont venus me voir. Mais on a vu ce que t’as fait avec Feed. On adorerait que tu sois chez nous parce que tu vas nous donner plein de conseils, tu vas nous faire gagner du temps. Là, j’ai commencé à investir et puis très rapidement, il y a eu un groupe d’investisseurs autour de moi qui s’est fédéré et du coup on pouvait rentrer dans des deals extrêmement vite. Et dans ce petit écosystème, tout va très vite et le bouche à oreille a fonctionné et les investisseurs ont su que j’avais laissé mon rejoint. Des entrepreneurs ont dit Ah, il nous a vraiment aidé, c’était trop cool ! Du coup, ils ont donner mon adresse à d’autres entrepreneurs fondateurs et c’est comme ça que ça s’est fait assez naturellement. Et maintenant je suis dans plus de 50 projets. C’est un plaisir de voir ces histoires et c’est pour ça que le early stage, vraiment, c’est le plus excitant. Parce que tu vois des profils qui arrivent, ils ont rien. Parfois ils n’ont même pas l’adresse mail ou le nom de la boite et deux ans après, ça a explosé. Et ça c’est trop cool parce que tu changes des destins, ça participe à faire évoluer des personnalités et au delà de l’argent que tu vas gagner si tu fais bien ton travail. C’est vraiment voir une évolution dedans. Vraiment, c’est ça. C’est un destin qui va exploser et c’est ce que j’aime dans l’entrepreneuriat. Ça te permet d’aller chasser ta liberté.Tu as, tu vas avoir beaucoup de risques, beaucoup d’échecs, mais quand tu y arrives, ouais, c’est trop cool tu sais.

Steves :

Est ce que tu penses que pour toi tu as réussi aujourd’hui ?

Anthony Bourbon :

Non, je pense que la réussite c’est d’être sur le long terme.

Steves :

Est ce que tu es heureux ?

Anthony Bourbon :

C’est trop tôt pour le moment pour le dire. Je pense qu’il faut être heureux que quand on c’est abouti dans une dans une démarche longue, je dirais que je suis comment tu pourrais distinguer le bonheur. Pour moi c’est vraiment le long terme. Et oui, être heureux c’est au quotidien, quand tu prends du plaisir au quotidien. Mais je pense que ta réussite personnelle n’a d’intérêt que si elle peut rayonner sur celle des autres. Et donc du coup, tant que moi je n’aurais pas pris une vengeance plus globale avec ma génération, je considèrerais pas avoir atteint mes objectifs.

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